De la contraception à l’avortement : appel à une contraception respectueuse du bien-être des femmes

J’ai avorté. C’était un choix. Sans l’être.
L’expérience de l’avortement est partagée par une femme sur trois au cours de sa vie (selon Statistiques Canada). Récemment, les débats autour de ce droit fondamental ont ressurgi, notamment aux États-Unis et en Europe. Dans ce contexte, il me semble pertinent de partager mon parcours personnel, en espérant qu'il résonne auprès de celles et ceux qui s'interrogent sur les implications des méthodes contraceptives. À travers ce vaste sujet qu’est la contraception, je livre mon vécu, ce parcours du combattant que tant de femmes affrontent en silence. Invisible pour beaucoup, il est pourtant marqué par des batailles intimes, parfois sournoises, parfois brutales, souvent sanglantes, laissant des traces profondes sur le corps et mental, mais surtout sur notre santé à long terme. Je raconte ici les empreintes indélébiles que les hormones de synthèse ont gravées en moi. Je partage un pas de côté et une réflexion sur ces méthodes de contraception invasives, celles qui m’ont menées jusqu’à l’avortement.

Parcours d’une femme avec la contraception hormonale

À 16 ans, prendre la pilule était une sorte de passage obligé. À cet âge, on ne questionne pas les choix médicaux qui nous sont proposés, que ce soit pour le début de notre vie sexuelle ou bien pour un traitement d’acné d’ailleurs, la pillule est LA solution. Alors on suit docilement, convaincue que cette petite pilule est le symbole de notre liberté. Une liberté qu'on réalise bien plus tard être conditionnée par un système qui ne nous a pas laissé d’autres options.

Une décennie plus tard, à 25 ans, en quête d’une alternative moins contraignante, je me suis tournée vers le stérilet hormonal (hormonal car au Québec, en 2020, il était rare de se faire poser un stérilet en cuivre avant d’avoir eu des enfants). Une solution plus "pratique", me disait-on, qui m’éviterait la contrainte quotidienne de la pilule. Mais cette décision, prise avec trop de légèreté avec mon recul, allait profondément bouleverser mon corps et mon esprit. Quelques mois seulement après la pose; 6 mois pour être exacte, de nombreuses choses changeaient en moi. Une fatigue sourde s’installait, enveloppant chaque journée d’une brume pesante. À cela s’ajoutaient progressivement des douleurs inexplicables et une tristesse que rien ne pouvait expliquer. Mon corps sonnait déjà l’alarme, que je ne savais pas encore entendre. De ces symptômes dépressifs découla mon premier burnout en 2021. Malgré un arrêt de travail, toujours rien en moi, ni personne, ne pointait dans la direction de ma contraception.

Un jour, au printemps 2022, une douleur transperçante si intense me fit perdre connaissance suite à un rapport. Un nouveau signal d’alerte que mon corps tentait de m’envoyer, que j’ignorai encore.

Puis il y eut l’énième alarme à l’automne 2022 : une inflammation sévère du col de l’utérus. Je n’eu alors d’autre choix que de me faire retirer ce stérilet. Libération, enfin ? Oula, non, bien loin de cela. Le retrait fut plus qu’un simple geste technique. Ce petit objet anodin en apparence, s’était incrusté en moi comme une pieuvre invisible, ses tentacules profondément ancrés dans mon corps. La douleur de cette procédure médicale, vive et tenace bien que passagère, m’a laissée avec un souvenir indélébile, comme une marque invisible. Cette expérience a été un rappel brutal de la place que ce dispositif avait prise en moi, bien plus qu’un simple objet, il s’était ancré dans ma vie, laissant des traces qui, aujourd’hui encore, me font réfléchir.

Bien que libéré des hormones de synthèse, mon corps portait encore les stigmates de cette expérience et une nouvelle épreuve à affronter : un syndrome d’Hashimoto, hypothyroïdie, diagnostiqué l'année suivante au début 2023. Une maladie auto-immune affectant le fonctionnement de la thyroïde, la glande qui sécrète les hormones responsables de la régulation de nombreuses fonctions essentielles du corps, telles que le métabolisme, la température corporelle et la production d'énergie.

Les liens entre les hormones de synthèse et la thyroïde ne sont pas toujours clairement établis, mais il est désormais prouvé que des perturbations hormonales prolongées peuvent avoir un impact direct sur la fonction thyroïdienne. Les hormones contraceptives, en particulier, influencent l'équilibre de nombreuses glandes, dont la thyroïde. En perturbant ce délicat système hormonal, elles peuvent entraîner une production insuffisante ou excessive d'hormones thyroïdiennes, favorisant ainsi des dysfonctionnements.

Pour moi, ce lien a été une révélation amère : mon corps, épuisé par des années de traitement hormonal, n’arrivait plus à retrouver son équilibre naturel. J’avais déjà lutté contre les effets secondaires de la contraception, et voilà que je devais désormais faire face à une maladie auto-immune qui m’imposait un nouveau combat. L’hypothyroïdie, bien que différente, m’a semblé comme une conséquence indirecte de ces années de traitements. Il est difficile de savoir si ce sont les hormones ou d’autres facteurs qui ont contribué à la dégradation de ma santé, mais les deux étaient indéniablement liés. Le retrait du stérilet n’a pas été un simple tournant : c’était le début d’un nouveau chemin, où mon corps, trop longtemps ignoré, m’obligeait à écouter ses signaux.

🔎 Malgré tout cela, aucun lien médical de cause à effet n’est fait par le corps médical entre mon hypothiroïdie et le stérilet hormonal car selon le médecin, aucune “ preuve scientifique ou étude ne démontrent ce lien”. Effectivement, les recherches sur les liens entre le stérilet et l’hypothiroidie n’existent pas. Même s’il existe des études et des recherches qui ont exploré les liens potentiels entre les hormones de synthèse utilisées dans la contraception et le fonctionnement de la glande thyroïde, elles sont 1. très peu nombreuses, 2. les résultats ne sont pas clairs et 3. les effets à long-terme mal compris. N’est-il pas temps de s’y pencher davantage ?

Les effets secondaires cachés de la contraception hormonale

Il est frappant de constater à quel point les effets secondaires des contraceptifs hormonaux restent minimisés, presque anecdotiques dans les discours officiels. Combien d’entre nous se sont vues répondre par un haussement d’épaules ou une prescription de pilule différente lorsqu’on évoque ces "désagréments" ? Pourtant, ces "désagréments" sont bien réels et parfois dévastateurs.

Bien qu'aucune étude ne démontre un lien direct entre les hormones de synthèse et certaines maladies chroniques (comme l’hypothyroïdie), des données préoccupantes émergent. Une étude danoise de 2016, dirigée par Charlotte Wessel Skovlund et publiée dans le Journal of the American Medical Association Psychiatry, indique que les utilisatrices de stérilet hormonal ont un risque accru de 30 % de se voir prescrire des antidépresseurs l'année suivant la pose. Une autre étude publiée dans The New England Journal of Medicine confirme que l'utilisation de contraceptifs hormonaux augmente de manière significative le risque de dépression, en particulier chez les jeunes femmes. Pourtant, ces symptômes sont souvent invalidés par les médecins, qui les attribuent à des causes extérieures comme le stress ou la fatigue. Et pourtant, la corrélation est bien là.

Ces hormones de synthèse ne se contentent pas d’agir sur notre cycle menstruel. Elles modifient profondément notre équilibre hormonal, influençant notre humeur, notre sommeil, notre appétit, et même notre libido. Ces transformations, souvent invisibles, façonnent notre quotidien de manière insidieuse. Une prise de poids inexpliquée, des crises d’angoisse soudaines, une perte d’énergie : combien de femmes ont cherché des réponses sans jamais envisager que leur contraception pouvait être en cause ?

Et que dire des douleurs physiques, souvent reléguées au second plan ? Ces migraines incapacitantes, ces seins tendus au point de devenir douloureux, ces crampes violentes qui nous coupent le souffle. Ces symptômes, qui devraient déclencher une alarme, sont trop souvent normalisés, comme s’ils faisaient partie du "package" que les femmes doivent accepter.

Quelques chiffres encore … plus de 50 % des utilisatrices rapportent des douleurs menstruelles accrues, 15 % mentionnent une prise de poids et des changements cutanés, et 18 % nécessitent une intervention médicale en raison d'effets secondaires. Environ 5 % retirent le stérilet dès la première année pour des raisons physiques ou émotionnelles, tandis que 25 % ne prennent conscience des effets que deux à trois ans plus tard, souvent par manque d'information. On continue ?

Les utilisatrices de stérilet avec hormones ont un risque augmenté de 30% de se voir prescrire des antidépresseurs l’année suivant la pose.
— selon une étude danoise menée par Charlotte Wessel Skovlund et son équipe, publiée en 2016 dans le Journal of the American Medical Association Psychiatry

Guérir sans hormones, laisser mon corps revenir à “la normale” malgré les tabous

Afin de guérir, j’ai dû arrêter tous types d’hormones de synthèse, laissant enfin à mon système une chance de se recalibrer après des années à fonctionner sous une influence extérieure constante. Depuis mes 16 ans, mon corps n’avait rien connu d’autre que ces substances chimiques, une idée presque aberrante aujourd’hui. L’arrêt des hormones a été une LIBÉRATION. Ce choix m’a permis de sortir d’une boîte dans laquelle j’avais été enfermée si longtemps, à mon insu, et de redécouvrir des aspects de moi-même que je connaissais tout simplement pas.

Et même si chaque rapport s’accompagnait de stress et d’incertitude, qu’on m’encourageait à reprendre une forme de contraception, cela me paraissait inconcevable. Aucune solution semblait être la bonne. Malgré mon suivi de mes cycles, la crainte de tomber enceinte était bien là. Une responsabilité quasi intégralement portée par les femmes, qui m’a renvoyée à une réflexion plus large : pourquoi la charge contraceptive repose-t-elle presque exclusivement sur nos épaules ?

C’est ici que j’ai pris conscience de l’ampleur des tabous entourant les cycles menstruels, la contraception, et même le fonctionnement de nos corps. Pendant des générations, ces sujets ont été maintenus dans le silence, enveloppés de malaise ou d’incompréhension. On nous enseigne souvent à cacher nos règles, à minimiser nos douleurs, à prendre 1 comprimé par jour même si ça nous enquiquine - pour rester polie, à prendre sur nous quand nos flux sont décuplés, bref à accepter les effets secondaires des contraceptifs comme des sacrifices nécessaires pour “le bien commun.”

Ce silence collectif a des conséquences : il alimente une méconnaissance de nos propres corps et normalise des solutions médicales parfois invasives, sans offrir de vraies alternatives respectueuses de notre santé globale. Et dans ce brouhaha, une vérité fondamentale se perd : le droit de comprendre, de choisir, et d’écouter ce que notre corps nous dit.

Revenir à un état naturel, sans hormones, n’a pas été une transition instantanée. Mon corps, après des années d’ajustement forcé, a mis du temps à se rééquilibrer.

🔎Pour rappel, les hommes sont fertiles 24H/7 soit 365 jours dans 1 année contre 65 jours pour les femmes. Vous êtes perplexes ? On considère ici que les femmes sont fertiles en moyenne 5 jours par cycle et qu’elles vivent ainsi 13 cycles par an (en considérant un cycle régulier de 28 jours) = 5 jours fertiles X 13 cycles menstruels = 65 jours fertiles par an. Ce que je me demande c’est pourquoi nous acceptons encore aujourd’hui de souffrir et de porter cette charge ?

Je me suis sentie contrainte de faire un choix entre l’option la “moins pire pour ma propre santé
— Ariane

La contraception, une charge mentale portée par les femmes

Après des années sous hormones de synthèse, l’arrêt a été une véritable libération pour mon corps et mon esprit. J’avais enfin décidé de laisser à mon système une chance de se recalibrer, de guérir, de retrouver un équilibre naturel qu’il n’avait jamais connu. Mais cette décision de me libérer des hormones a aussi révélé une autre réalité : je n’étais pas prête à replonger dans une autre méthode de contraception. Après tout ce que j’avais vécu, tout ce que mon corps m’avait montré, l’idée de remettre des hormones, de poser un stérilet ou de dépendre à nouveau d’une méthode invasive me paraissait inconcevable. La douleur et l’intrusion que j'avais ressenties étaient encore trop présentes, gravées en moi. Et pourtant, il fallait trouver une solution.

C’est ainsi que, avec mon partenaire, nous avons opté pour des méthodes "naturelles" : le retrait, éviter les rapports durant les périodes d’ovulation, utiliser des préservatifs. Cette solution semblait raisonnable, mais elle pesait. Chaque rapport devenait une source d’angoisse, d'incertitude. La charge mentale était omniprésente : surveiller mes cycles, attendre mes règles avec anxiété, vivre chaque mois dans l'attente d’un signal que rien n’était certain.

Et, paradoxalement, la responsabilité de la contraception était à 100% sur mes épaules. Un fardeau invisible, mais bien réel. La société n'a jamais partagé cette responsabilité. Pourquoi ? Parce que, depuis toujours, les solutions contraceptives ont été pensées par les hommes pour les hommes, laissant les femmes seules face aux conséquences. Cette logique d’inégalité, qui perdure, me mettait face à une impasse. Comment accepter une responsabilité aussi démesurée, alors que les hommes, eux, n’ont pas ces contraintes ni cette pression ?

C'est ainsi qu’un an et demi plus tard, un accident est survenu. Un moment où, même en respectant ces méthodes "naturelles", je suis tombée enceinte. Un choc, un coup de tonnerre. J'ai eu la chance d’avoir accès à l’avortement, mais même dans cette option, je n’ai pas eu l’impression d’avoir un réel choix. J'ai eu l'impression que ma santé, ma sécurité physique et mentale étaient mises en balance, et que l’avortement était en réalité un choix imposé par les circonstances.

Aujourd'hui, je ne suis toujours pas prête à envisager une grossesse, trop marquée par ce parcours difficile. J'ai perdu toute confiance dans les méthodes contraceptives, leurs effets et l'impact qu'elles ont eu sur mon corps et ma santé.

Le prix de la contraception : sous le poids de la résignation, la colère

Après l'avortement, il me fallait trouver une solution. Je n'avais plus confiance en aucune méthode de contraception hormonale, mais il semblait que le stérilet, sans hormones, serait la seule option qui me restait. La vérité, c’est que j’avais l’impression de n'avoir plus le choix. De toute façon, la pression était immense : il fallait agir, ne pas tomber enceinte à nouveau, mais sans me retrouver dans la situation de devoir encore subir un avortement. L’absence de solutions alternatives m'a poussée à me résigner.

Le jour même de l’avortement, on me conseilla la pose du stérilet en cuivre. L’idée que ce soit "sans hormones" m’a rassurée sur le moment, mais la réalité s’est vite imposée avec sa brutalité. La pose d’un stérilet reste une intervention invasive. C’est un objet métallique que l’on introduit dans un endroit aussi intime, aussi vulnérable, tout en sachant qu’il viendrait intensifier la douleur de mes règles et augmenter le flux menstruel. Super. Voilà la solution que l’on me propose : un compromis entre la douleur physique et la peur d’une grossesse non désirée, tout ça pour "éviter" une nouvelle grossesse et pour ne pas avoir à faire face à des maladies chroniques liées aux hormones. Mais au fond de moi, ce compromis m'a semblé tout sauf une vraie solution. C’était une résignation, un choix forcé, où je devais une fois encore subir.

Et comme souvent, tout ça a fini par me rattraper. Au bout de quelques semaines, mes règles sont devenues un véritable supplice. Ce stérilet, censé soulager mon corps de cette charge hormonale, n’a fait qu’ajouter une nouvelle contrainte. Mes règles, sont devenues interminables, avec des flux abondants qui duraient 9 jours. Ces douleurs qui, auparavant, étaient concentrées au premier jour de mes règles, sont devenues permanentes. Chaque jour, une douleur lancinante me coupait en deux, m’empêchant de fonctionner normalement. Le stérilet en cuivre, qui devait être une solution "naturelle", est devenu une nouvelle forme de torture.

Je me suis retrouvée à nouveau face à cette situation de subir sans avoir le choix. J’ai passé des mois à me poser des questions sur les vraies solutions existantes, sur ce qui était vraiment bon pour mon corps. Je me suis sentie piégée dans un système qui semble ne pas vouloir nous offrir d’alternatives sûres et efficaces. Le cycle se répétait, encore et encore. Et la colère montait, parce que tout cela n’était pas normal. Pourquoi devais-je subir une telle souffrance physique et mentale juste pour éviter une grossesse ? Et pourquoi, dans tout ce processus, la responsabilité était-elle toujours sur mes épaules ? Comment les hommes, peuvent-être impliqués quand ils le veulent ?

Aujourd’hui, seulement deux mois après la pose de ce stérilet en cuivre, je prends enfin une décision : je vais le faire retirer. Ce n’est plus une option, c’est une nécessité. C’est un nouveau chapitre où je décide de reprendre le contrôle de mon corps, de ma santé. Je n’en peux plus de cette contrainte supplémentaire, de cette douleur qui me marque à chaque cycle.

L’avortement est une décision difficile, un traumatisme que beaucoup de femmes traversent en silence. C'est une expérience partagée par une femme sur trois, mais cela ne doit pas être minimisé. Elle soulève des questions profondes sur les méthodes contraceptives disponibles et sur l’accompagnement des femmes dans leur parcours de santé. Il est essentiel d’envisager des alternatives plus sécuritaires, efficaces et respectueuses du corps féminin. De plus, il est important que les hommes s'impliquent davantage dans cette réflexion collective, afin de trouver des solutions qui répondent réellement aux besoins des femmes tout en respectant leur santé et leur bien-être. L’avortement, bien qu’il soit un choix intime et personnel, touche en réalité toute la société. Chaque histoire est unique, et chaque décision mérite d’être entendue et respectée. C'est une question de santé publique, de bien-être, mais aussi de dignité humaine.

Me voilà habitée par une nouvelle mission encore plus forte, celle de reprendre le contrôle de sa santé à travers un accompagnement personnalisé.

Quelles solutions pour une contraception plus respectueuse des femmes ?

Alors que le système actuel semble imposer des options de contraception aux effets secondaires lourds, il est temps d’imaginer d’autres voies. Nous, les femmes, méritons des solutions plus adaptées à nos besoins et à notre santé, loin des hormones de synthèse et des dispositifs invasifs qui affectent tant d’entre nous. Voici quelques pistes qui méritent notre attention :

1. Repenser l'éducation à la santé sexuelle

L’éducation à la santé sexuelle pourrait jouer un rôle clé dans le choix des méthodes contraceptives, en ouvrant un dialogue honnête sur les effets secondaires et les alternatives naturelles. Cela passe par une meilleure information dès le plus jeune âge, pour que chaque femme soit libre et capable de choisir en toute connaissance de cause.

2. Investir dans la recherche pour des alternatives sans hormones

Il est urgent de développer des alternatives sans hormones, qui respectent le corps de la femme sans perturber son équilibre naturel. Pourquoi tant d’études se concentrent-elles sur les hormones alors que des pistes naturelles comme le suivi des cycles menstruels assisté par la technologie, ou la contraception thermique pour les hommes, pourraient offrir des solutions plus douces ?

3. Inclure les hommes dans la contraception

Pourquoi la contraception repose-t-elle si souvent uniquement sur les femmes ? Impliquer les hommes dans cette responsabilité peut non seulement alléger la charge mentale des femmes, mais aussi ouvrir des possibilités pour des méthodes plus équitables. Ensemble, nous pourrions promouvoir une contraception partagée, où chacun porte une part égale de cette responsabilité.

4. Encourager les méthodes naturelles et le retour au corps

Pour certaines, le retour aux méthodes naturelles de suivi des cycles, comme la méthode symptothermique, pourrait être une option intéressante. Ces solutions demandent un peu plus de rigueur, mais elles ont l’avantage de ne pas interférer avec le fonctionnement hormonal naturel.

5. Mobiliser pour un accès équitable aux contraceptifs et un vrai choix

Enfin, il est essentiel que chaque femme ait le droit de choisir sa contraception sans pression sociale ni médicale, avec un accès à des options variées. Cela implique une mobilisation pour rendre ces alternatives disponibles et accessibles pour toutes, indépendamment de leur parcours.

Il est primordial de remettre le choix au cœur du processus, afin que chaque femme puisse décider en toute liberté, sans pression, en ayant accès à toutes les options possibles. Cela nécessite de déconstruire les tabous et de promouvoir un dialogue ouvert et respectueux sur la santé reproductive. Nous avons le pouvoir de changer les choses. À travers nos voix, nos choix, et nos actions collectives, nous pouvons faire évoluer la société vers un modèle plus équitable et respectueux. Parce qu’au final, la contraception n’est pas juste une question de prévention, mais une question de dignité, de santé et de liberté.

C’est ensemble, en partageant nos histoires et en nous soutenant mutuellement, que nous pourrons ouvrir la voie à un avenir où chaque femme pourra choisir ce qui est le mieux pour elle, sans compromis ni souffrance.

Merci à tout le personnel soignant de la clinique Fémina, vous offrez un accompagnement complet, humain et réconfortant nécessaire.

Ariane Cytrynowicz

Coach bien-être certifiée, je guide les femmes actives vers une vie plus équilibrée et sereine. Après avoir surmonté deux burnouts et une maladie auto-immune, j’ai découvert l’importance de l’harmonie entre le corps et l’esprit. À travers mes programmes, je propose des outils concrets et une approche holistique pour réduire le stress, renforcer le bien-être, et retrouver un mode de vie plus aligné. Mon objectif : t’accompagner à (re)trouver ton équilibre en accord avec tes valeurs et tes aspirations.

https://www.happyaricoaching.com/
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