Les Chroniques du burnout, épisode #2
Épisode 2 : L’arrêt de travail brutal– Entre culpabilité et nécessité
S’arrêter. Faire une pause. C’est pourtant essentiel, surtout quand le corps envoie des signaux d’alerte. Pourtant, au lieu de ressentir du soulagement, un autre sentiment prend souvent le dessus : la culpabilité. Culpabilité de ne plus être "productive", culpabilité d’abandonner ses responsabilités, culpabilité de ne pas être "assez forte".
Dans notre société ultra-performante, le travail est souvent assimilé à notre valeur personnelle. S’arrêter, c’est donc parfois perçu comme un échec. Pourtant, un burnout n’est pas une défaite, c’est un signal d’alarme. Et surtout, c’est un point de bascule vers une transformation profonde.
Pourquoi se sent-on coupable de s’arrêter ?
Le poids de la culpabilité pendant un arrêt de travail est réel et souvent accablant. Pourquoi ?
Une culture du surmenage : Dans de nombreuses entreprises, le surinvestissement est valorisé. À force d’être "toujours disponible", on finit par croire que c’est une norme.
Une identité liée au travail : Lorsqu'on s'identifie à son métier, s'arrêter revient à perdre une partie de soi.
La peur du jugement : Que vont penser les collègues ? L’employeur ? La famille ?
La crainte de l’après : Et si je ne retrouvais jamais la même énergie ? Et si je ne savais plus travailler "comme avant" ?
En réalité, cette culpabilité est un leurre. Elle nous maintient dans un cercle vicieux d’auto-exigence et nous empêche de récupérer véritablement.
Le stress du burnout : un signal d’alarme
Le stress chronique et la fatigue intense ne sont pas des "caprices". Ce sont des signes que le système nerveux est à bout de souffle. Un burnout n’arrive pas du jour au lendemain. C’est le résultat d’un processus insidieux où le corps et l’esprit s’épuisent à petit feu.
Les conséquences d’un épuisement prolongé :
Problèmes de concentration et de mémoire
Troubles du sommeil (insomnies, réveils nocturnes)
Diminution du système immunitaire (maladies à répétition, dans mon cas, une maladie chronique auto-immune : l’hypothyroïdie)
Douleurs chroniques (migraines, tensions musculaires)
Dérèglements hormonaux
Perte de motivation, voire dépression
La réalité, c’est que plus on attend pour s’arrêter, plus la récupération sera longue et difficile.
Que faire pendant un arrêt de travail ?
Beaucoup de personnes cherchent sur internet : "Que faire pendant un arrêt ? Comment s’en sortir ? Qui consulter ?". Voici quelques pistes essentielles pour une récupération optimale :
1. Accepter de ralentir
Lorsqu’on se retrouve face à un arrêt de travail, on se sent souvent perdu. Que faire ? Où commencer ? Ce sont des questions qui m'ont traversé l'esprit plusieurs fois. Nous sommes souvent tentées de courir après des solutions rapides, de chercher à "réparer" tout cela en un rien de temps. Mais, en réalité, la guérison prend du temps. Il n’existe pas de remède miracle. Et c’est là que réside la vraie difficulté : accepter de ralentir.
Le premier défi, c’est justement d’accepter de ne pas être "en action". C’est étrange, n’est-ce pas ? Nous sommes conditionnées à penser que notre valeur se mesure à notre capacité à être toujours en mouvement. Cette notion de "ne rien faire" peut créer une véritable angoisse, comme si on trahissait une partie de soi. Pourtant, le véritable repos ne consiste pas à regarder l’horloge en attendant de pouvoir repartir, mais à se permettre d’être pleinement là, dans l’instant, sans pression.
Accepter de ralentir, c’est accepter que le corps et l’esprit ont besoin de temps pour récupérer. Mais cette acceptation est libératrice. Elle permet de reprogrammer les habitudes qui nous ont épuisées, de trouver un nouvel équilibre.
Se reposer, ce n’est pas être paresseux. C’est une nécessité biologique.
Réduction du cortisol : Moins de stress, meilleure régulation des émotions.
Régénération cellulaire : Le sommeil profond et le repos permettent au corps de réparer les dommages causés par le stress.
Retour au système parasympathique : Le "mode récupération" du corps, essentiel pour la digestion, le sommeil et l’immunité.
Clarté mentale : Un cerveau épuisé ne peut plus penser clairement. L’arrêt permet de retrouver des pensées plus posées et rationnelles.
S’arrêter, ce n’est pas reculer. C’est mieux repartir.
2. Prendre soin du corps
J’ai appris, peut-être un peu trop tard, qu’il est essentiel de prendre soin de soi-même, non pas dans l’urgence d’un rétablissement rapide, mais avec douceur. Dormir autant que nécessaire, sans réveil-matin pour dicter la fin de la nuit. Manger des repas nourrissants, anti-inflammatoires, en prenant le temps de savourer chaque bouchée, chaque gorgée d’eau. Faire des pauses régulières, même si ce sont des promenades légères dans la nature, ces moments de calme sont essentiels.
Les activités douces sont des trésors. Faire du yoga en douceur, sans chercher à "performer", marcher lentement, étirer son corps sans pression, c'est là que réside le véritable réconfort. La méditation ou la respiration consciente permettent de calmer le mental, de rétablir l’équilibre en nous.
3. Se faire accompagner
Dans cet arrêt, l’accompagnement est fondamental. Que ce soit un médecin pour vérifier qu’il n’y a pas de pathologies associées, ou un psychologue, un thérapeute pour mettre des mots sur les émotions, le soutien est crucial. Une approche holistique est la clé pour sortir de cet épuisement.
Le corps a besoin de soins, l’esprit a besoin de comprendre, et les émotions ont besoin de se libérer. C’est une véritable transformation qui s’opère. Chaque jour, un peu plus. Mais au bout de ce chemin, il y a la possibilité de renaître, de revenir plus fort, plus serein.
Se faire accompagner n’est pas seulement une solution temporaire pour soulager les symptômes du stress ou du burnout. C’est une invitation à comprendre les causes profondes qui remontent parfois bien loin, à identifier les schémas invisibles qui nous gouvernent depuis longtemps. Ces schémas sont souvent nourris par des croyances ancrées, des traumatismes passés, des injonctions sociales qui nous poussent à performer à tout prix. Mais plus que tout, ils sont souvent le reflet d’un manque fondamental, celui de l’amour de soi.
Lorsque l’on parle de burnout, on parle souvent de surcharge, d’incapacité à gérer les demandes extérieures, de fatigue extrême. Mais ce que l’on oublie parfois de dire, c’est que derrière cet épuisement se cache souvent une souffrance plus profonde : celle de ne pas être suffisamment aimé ou reconnu pour ce que l’on est, au-delà de ce que l’on accomplit. C’est cette absence d’amour et de bienveillance envers soi-même qui, petit à petit, mine notre énergie et notre équilibre.
La question cruciale à se poser est la suivante : "Est-ce que je m’aime vraiment ?"
Cela peut sembler simple, voire trop évident, mais combien de fois sommes-nous pris dans la spirale de la performance, de l’exigence envers nous-mêmes, de l’impossibilité à ralentir sans culpabilité ? Cette question va plus loin que "Est-ce que je suis fière de moi ?" Il s’agit de savoir si l’on s’autorise à s’aimer dans nos imperfections, à s’accepter, à se pardonner pour nos erreurs et nos failles. Si la réponse à cette question est floue, c’est peut-être un signe qu’il est temps de se réconcilier avec soi-même, de redécouvrir l’importance de prendre soin de soi de manière globale.
L’approche holistique : une clé pour rebondir
L’accompagnement holistique, c’est une approche qui prend en compte toutes les dimensions de l’être : le corps, l’esprit, les émotions et l’équilibre de vie. Mais avant tout, il s’agit de revenir à cette base essentielle : l’amour de soi. Parce qu’on ne peut pas guérir une maladie du corps sans guérir celle de l’esprit et de l’âme. Le burnout n’est pas qu’une surcharge de travail ou de stress. C’est le signal que quelque chose en nous a été négligé, qu’une partie de nous a été laissée de côté.
Voici comment, à travers l’accompagnement holistique, nous pouvons redonner à chaque facette de notre être l’attention et l’amour dont elle a besoin :
Les piliers de l'approche holistique
1. Le corps
Reprendre soin de son corps, c’est aussi se dire que nous méritons de nous nourrir correctement, de dormir suffisamment, de nous hydrater et de pratiquer des activités physiques qui nous font du bien, sans excès. C’est réapprendre à écouter les signaux de notre corps, à ne pas l’épuiser, mais à l’honorer. Cela commence par des gestes simples et bienveillants envers soi-même.
2. L’esprit
Notre esprit est souvent surchargé de pensées négatives, de doutes, de critiques. Se libérer de ce flot constant de jugements et se reconnecter à l’instant présent grâce à des pratiques de relaxation, de méditation ou de journaling, c’est s’offrir la possibilité de guérir de l’intérieur. C’est aussi se rappeler que notre valeur ne réside pas dans ce que l’on fait, mais dans ce que l’on EST.
3. Les émotions
Les émotions non exprimées, les blessures non guéries, les peurs refoulées, tout cela finit par s’accumuler et engendrer de l’épuisement. Accepter d’être vulnérable, d’exprimer ses émotions, de se libérer des croyances limitantes et des jugements internes est crucial pour reprendre le contrôle de sa vie. Apprendre à lâcher prise, à se pardonner et à s’accepter pleinement est la première étape vers la guérison.
4. L’équilibre pro/perso
L’une des causes profondes du burnout est l’incapacité à poser des limites, à reconnaître quand il est temps de dire stop. Apprendre à équilibrer vie professionnelle et vie personnelle, à prioriser ce qui est vraiment important, à se donner des moments de pause sans culpabilité, c’est se respecter. C’est comprendre que notre bien-être passe avant tout par l’alignement entre ce que l’on fait et ce que l’on ressent.
Se faire accompagner, c’est donc un acte d’amour envers soi-même.
Ce n’est pas une solution temporaire, mais une véritable transformation intérieure. Cela nécessite de se regarder avec bienveillance, de se poser les bonnes questions et de faire des choix qui respectent notre corps, notre esprit et nos émotions. Il s’agit de se donner le droit de ralentir, de s’offrir des moments pour soi, de cesser de chercher à tout prix à être "parfaite" ou à répondre à des attentes extérieures. L’accompagnement holistique, c’est un voyage vers soi-même, pour renouer avec cet amour que l’on mérite tous, simplement parce que nous existons.
Si tu as des questions et souhaites reprendre le contrôle de ton énergie et prévenir le stress naturellement, tu sais où me trouver.
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